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V.3.3. Les dlais de vente. le stockage

Table des matires - Prcdente - Suivante

Les vendeurs s'attachent vite couler leurs marchandises dans les jours qui suivent la rception, 2 4 jours gnralement, une semaine au maximum. En priode de faible production la vente est plus rapide.

La maturation des doigts pour les rgimes les plus avancs se produit souvent 2 3 jours aprs leur arrive sur 1e march urbain. On trouve gnralement plus de fruits verts que de mrs, ces derniers ne constituent environ que 208 des lots sur les marchs en saison des pluies. Les proportions parfois plus importantes, 25 35% au maximum de plantains mrs (peau jaune) pendant cette saison, sont dues surtout au fait que de nombreux vendeurs acclrent volontairement la maturation de fractions plus ou moins importantes de leurs stocks (rgimes couverts par du plastique et maintenus au chaud) pour satisfaire la demande. Les fruits trop mrs (peau noire) sont beaucoup moins reprsents, pas plus de 5% des rgimes; leurs prix sont infrieurs, couramment de moiti environ, celui des plantains verts.

Le plantain est commercialise le plus souvent au soleil, la denre pose mme le sol. Les commerants qui vendent sous des abris ou des hangars sont peu nombreux. Quelques vendeurs seulement possdent des locaux de stockage de tailles restreintes (volumes intrieurs maximum de 8 27 m en gnral), mais parfois chargs plus de la moiti de leurs capacits.

V.3.4. Les pertes de bananes plantains

Quelque soit leur degr de maturation, les doigts de plantains sont consomms; les fruits trop ours sont rcuprs pour la confection de fritures ou de beignets. On les solde un prix trs bas si ncessaires on ne Jette pas tout de suite cette qualit, exception faite des doigts crass ou rduits en bouilli,

En accord avec le" enqutes ralises sur la commercialisation des produits vivriers au Cameroun (G.F.S. MIDAS, 1986), il n'est pas ais de trouver des plantains abandonns, Jets. On en chercherait presque en vain la fermeture des marchs. En certaines places des grandes villes (marchs, rues), des ventes nocturnes C souvent en solde) peuvent continuer aprs l'arrt des activits de la majorit des commerants, offrant d'autres possibilits d'couler les fruits trop mrs qui ont t invendus dans la journe.

Ce n est pas toujours le cas de la banane o en priode d'abondance, on peut rencontrer sur certains marchs de Douala des quantits non ngligeables de fruits trop ours ou dtriors, dlaisss once le sol ou dans la boue, donc perdues.

Les attaques directes de parasites sur les fruits qui entrainent une mauvaise prsentation du doigt et une dgradation vidente de l'aspect de la pulpe de nature repousser le consommateur, constituent une cause essentielle des pertes de plantains.

Ces pertes varient selon le site o a t rcolt le produit et la saison, tant donn que le dveloppement et la propagation des agents pathognes se produisent dans des conditions bien dtermines (pluies abondantes, forte humidit, - coups thermiques enjuillet-aot-septembre pouvant favoriser la maladie dite "du bout de cigare" dans certaines zones du Sud-Ouest situes en altitude).

Ces pertes dues aux parasites concernent donc essentiellement des fruits qui proviennent de zones bien localises. Mais mme dans ces cas, on arrache seulement les doigts visiblement qui sont visiblement dfectueux quand on estime que le reste du rgime peut tre encore consomm. Et sur les places de marche, tout ou partie de ces doigts jets par les vendeurs, sont leur tour souvent rcuprs par des consommateurs (parmi les plus dmunis) qui peuvent les juger encore utilisables... Globalement les dgts restent trs limits.

Conclusion

Aprs la rcolte, les pertes physiques cumules de bananes plantains (saison de faible plus forte production) sont raisonnablement infrieures 5% (en quivalent rgime) au cours de la commercialisation finale du produit. Il est hautement improbable de s'imaginer que pour chaque camion de 7 8 tonnes t 500 rgimes) qui arrive au marche, 25 rgimes finissent simplement aux ordures, l'heure actuelle !

Les facteurs tels :

responsables de pertes notables des potentiels de production (rendement), ne semblent avoir en ce moment que des consquences plutt minimes aprs la rcolte. Ces paramtres dont certains ont fait l'objet de diverses tudes dans la rgion (MOULIOM PEFOURA, 1984), (MOULIOM PEFOURA et FOURE, 1988), (MOULlOM PEFOURA et MOURICHON, 1990) influencent surtout la qualit du rgime rcolt, sa valeur comoerciale (cf. Vl).

Il est certain qu'une bonne partie des lots htrognes de rgimes qui arrivent Douala ou Yaound ont subi ces conditions, cependant pratiquement tout va la consommation.


VI. Les criteres de la valeur marchande du plantain dans la filiere

Vl.1. La qualite du regine a la recolte

La notion de qualit intervient dans la formation du prix du produit toua les niveaux du circuit quelque soit la varit de la banane plantain, Les lntermdiaires dfinissent grossirement le plus souvent 3 qualits lies troitement l'volution du rgime vert sur le plant au moment de la rcolte:

Il n'est pas ais de dterminer une norme standard dans ce systme:

Les deux critres de base qui font l'unanimit au niveau des acteurs sont: le niveau de remplissage et la couleur de la pulpe. La qualit augmente avec volution.

Les proportions relatives des diffrentes qualits (la premire et la dernire en particulier, plus facilement identifiables) varient entre les deux saisons de production et sont dues:

Entre deux niveaux de qualit, la diffrence de prix de vente peut varier sensiblement pendant la saison de faible production (tableau 5).

Tableau 5: prix au kg (F CFA) refltant des diffrences de qualit du rgime la rcolte, Mahole, Ngoussi (Sud-Ouest), Doua]a, juillet aot 1990.

Qualit

producteur
(Sud-Ouest)

grossiste-
livreur (march
central, Douala)

dtaillant en
rgimes (march
central Douala)

1

100

175

200

2

70

130

150

3

55

100

110

"dchet"

45

85

90

 

VI.2. L'aspect du regime apres la recolte

Le degr de fracheur constitue l'autre lment qui influence le prix du produit. La valeur commerciale de la banane plantain chute au fur et mesure que le fruit perd de son aspect frais.

Le rgime frais prsente en gnral:

La rcolte fraiche prsente:

Le rgime fan a:

L'aspect fan est trs redoute par les vendeurs. Si ces derniers ont le choix d'acqurir les qualits de rcolte qu' ils dsirent dans leurs talages, ils sont en gnral impuissants contre la dshydratation rapide de ces marchandises exposes au soleil.

La plupart des commerants tentent d'attnuer ou d. ralentir les effets de la chaleur en protgeant les plantains avec des couvertures (tissus grossiers en coton qui sert confectionner les sacs pour le transport du caf, du cacao, etc) ou des cartons. En ville, le plantain est chauff la fois par les rayons solaires, directement, et par le sol ou le bitume indirectement. Au niveau du producteur, les choses sont plus aises: le produit rcolt trouve facilement protection sous des feuillages, au frais, en attendant son enlvement (cf. V.2.2).

Sur les marchs de Douala et Yaound, la baisse du prix des fruits verts intervient souvent 2 3 jours au maximum aprs leur arrive, le temps que les signes de perte de leur fraicheur soient vidents. En saison sche, le phnomne est plus acclr qu'en saison des pluies.

Plus les dlais rcolte - enlvement et les dures de transport seront longs et plus vite le plantain risque d'tre "fan" au cours de la vente finale.


VII. Les procedes mis en oeuvre par les acteurs pour ecouler leurs plantains

VII.1. Generalites

S'il existe dans le circuit une certaine ingniosit au cours des manutentions pour rentabiliser tout le plantain, les acteurs font tout aussi preuve d'imagination pendant les ventes pour viter ou rduire les pertes conomiques.

Le systme de base constamment utilis repose sur la compensation: les bnfices trs levs raliss avec une fraction du lot. servent annuler ce qui peut tre perdu avec l'autre fraction.

Sur le marche, les prix varient en fonction des stades de maturation, le fruit passe du stade vert tournant (vert jaune), puis au stade mr point (jaune) et puis trop mr (peau noire):

Quels choix pour le commerant ?

1er CAS

Le revendeur ne s'approvisionne qu'aprs puisement total du stock prcdent ou en fin de vente de ce dernier: comme le degr de maturation des fruits volue au cours de la commercialisation, il restera frquemment dans l'talage beaucoup plus de plantains mrs si le lot n'a pas t rapidement coul.

Schmatiquement:

Pour le mme stock, les bnefices cumuls avec les fruits verts, tournants et mrs servent compenser la perte accuse vec ceux trop mrs.

2me CAS

Le dtaillant s'approvisionne rgulirement en fruits verts de faon maintenir en permanence dans son talage tous les degrs de maturation. A partir du stade initial de la commercialisation (100% de plantains verts), il n'y aura plus de rupture entre anciens et nouveaux stocks:

nouvel arrivage: plantain vert (100%) -> ancien stock: plantain vert ----> tournant ----> mr -- trop mr

on a un flux continu dans lequel les bnfices enregistrs en permanence avec les fruits verts, tournants et mrs compensent les pertes (fruits trop mrs).

VII.2. Premier aspect de la vente au niveau des intermediaires:

Les contraintes lies essentiellement la qualit du produit rcolt

VII.2.1. Vente de Prfrence en rgimes

L'intermdiaire achet souvent au producteur, en gros au prix P. un lot de rgimes qui contient les qualits 1, 2 et 3.

F = n1p1 + n2p2 + n3p3

ni = nombre de rgimes de la qualit I

pi = prix du rgime de la qualit i avec (p1 > p2 > p3)

Aprs estimation de la valeur commerciale de chaque rgime et de l'ensemble du lot, le vendeur optent pour 2 schmas gnraux.

Premier schema

Il coule son tour intgralement en gros au prix P'.

P' = n1p1 + n2p'2 + n3p'3

tout simplement, en une seule fois.

Les meilleurs rgimes servent ainsi vendre ceux qui sont de moins bonne qualit (cf. III.3.1.) et augmenter en consquence frquemment la valeur moyenne de ces derniers dans le stock.

DEUXIEME SCHEMA

Il vend une fraction du lot en gros et l'autre partie en dtail :

En fait dans ce second cas, le vendeur utilise les combinaisons qui l'arrangent le mieux, il dispose de plusieurs possibilits en fonction de son exprience dans la commercialisation.

On peut reprsenter ci-dessous un type de figure (schma 1) observ sur la filire.

  Au niveau producteur
  n1 + n2 + n3 Nombre de rgimes achets en gros
  Au niveau intermdiaire
(1) (n1-a-x) + (n2-b-y) + (n3-c-z) fraction du lot revendu en gros en rgimes
(2) a   b + c Nombre de rgimes revendus en dtail
(3) x + y + z Nombre de rgimes vendus en doigts
(4) alfa 1 + alfa 2 + alfa 3 Nombre de doigts vendus en tas e t provenant des doigts arrachs volontairement aux rgimes

avec a,b,c = 0,1 ..... ni
x,y,z = 0,1 .............. ni(rgimes dcoups)
alfa 1, alfa 2, alfa 3 = 0 nombre entier variable

Schma 1 : Dispositif des possibilits de vente pour un intermdiaire dans le circuit traditionnel du plantain

Conclusion

Le prix de vente final P' refltera cette fois bien entendu la somme des recettes (1) + (2) + (3) + (4).

Ce systme contribue viter au commerant de jeter rapidement (Perdre totalement) de faon spontane un rgime entier (voire plusieurs) qui se vend mal ("le march ne passe pas"). le vendeur a la possibilit de modifier la forme, l'unit de vente du produit s'il en a l'envie.

Vis-a.-vis de ce schma, les intermdiaires ont diverses attitudes en fonction de leurs modes et rythmes d'approvisionnement:

- ceux qui effectuent des collectes de plusieurs jours chez le producteur (exemple les grossistes-livreurs) ont plutt le souci (mme des raisons) d'couler plus vite que les autres le produit, afin d'aller prospecter nouveau auprs des fournisseurs (les paysans) qui les attendent pour rcolter d'autres rgimes. Exceptionnellement, ils peuvent dcouper un, deux rgimes. Ils n'ont pas le temps de passer plusieurs journes sur la place du march urbain vendre des doigts ! On solde rapidement en cas de mvente,

- ceux qui n'effectuent pas de collecte de plusieurs jours et passent donc uniquement leurs temps sur la place du marche, ont souvent tendance raliser les oprations (1) (4) de faon variable.

La filire traditionnelle donne ainsi parfois l'image de ne pas avoir de grossistes ni de dtaillants au sens trs stricte du terme : suivant la situation. telle catgorie de vendeur peut effectuer en partie le type d'opration d'une autre catgorie d'agent. Mais sur une mme place de marche, les fonctions sont plus ou moins bien relativement dfinies de faon tacite par les acteurs entre eux : on ne dborde pas trop dans l domaine de l'autre (le grossiste-livreur ne cherche pas empiter dlibrment sur les activits de son client rgulier, le dtaillant).

VII.2.2. Vente en doigts

Un rgime reprsente une forme de gros par rapport aux tas de doigts qu'il peut donner aprs sa dcoupe. Les critres de la valeur marchande entre ces deux types d'unit de vente ne sont pas forcment les mmes dans le circuit. Si dans le cas d'un rgime on juge la taille, la grosseur, la "vigueur", la "densit" des fruits (nombre de mains et nombre de doigts par main), autant de points de repres et donc de prtextes de marchandages, I'acheteur ne pourra plus s'occuper que du nombre de doigts de chaque tas provenant du rgime lorsqu'il sera dcoup.

Soulignons qu'. moins de pratiquer uniquement la vente en doigts, en mains ou en bouquets dans son talage, l'intermdiaire ne dcoupe pas gnralement le produit si ce dernier a une bonne prsentation et. se vend trs bien ou mieux en rgime entier.

Le vendeur en doigts est le dtaillant final dans la chaine de commercialisation, En gnral, l acteur qui n coule que sous cette forme s approvisionne en quelques rgimes (la dizaine au maximum): un seul rgime peut donner 4, 5, ..,7 tas, Il ne se procure pas n importe quel rgime pour le dcouper comme nous allons l observer dans cet exemple.

Partons de 2 rgimes de cultivars diffrents mais apprcis de faon sensiblement similaire quant leur qualit la rcolte (couleur de la pulpe).

Rgime 1

Rgime 2

Prix de vente en doigts sur la place du march # 160 F/kg.

Rgime 1

Rgime 2

Si nous enlevons 1 seul doigt dans chaque tas, nous obtenons:

Dans un systme o l instrument de pese n existe pas' o on marchande souvent, o on offre couramment un doigt un gros client ou au client rgulier, on g aperoit que le rgime 1 parait prsenter au dpart relativement moins d avantages que le rgime 2, vis--vis de la vente en tas.

Vll.3. Second aspect de la vente au nlveau des lntermedlaires: Les contraintes lieus aux manutentions et la dure des diverses oprations

L ensemble des manipulations brutales que l on rencontre sur la filire associ la chaleur, entrainent en diffr des risques potentiellement levs de pertes de valeur marchande au cours de la vente finale (cf. VI.2), Pratiquement tous les rgimes sont concerns (80 100% de la rcolte mise en march).

Les vendeurs essaient par consquent d'couler le plantain avant que ces effets ne soient trop perceptibles.

Il est en outre impratif pour l'intermdiaire de s'approvisionner, de renouveler son lot pour faire nouveau bnfice. Aprs avoir vendu la majorit du stock, on ne garde plus trop longtemps les derniers rgimes qui vont de toute faon voir leur valeur marchande baisser de jour en jour... Quand on a dj obtenu un gain intressant avec une bonne fraction du lot, on solde, on brade le reste des fruits devenu presque encombrant.

Si les risques de pertes conomiques sont importants au vu des conditions techniques mises en oeuvre, la ralit commerciale est souvent en gros bien diffrente:. dans un mme stock, les possibilits de gains et de pertes existent (schma 2), le vendeur essaie de moduler ces parametres de faon se tirer d'affaire.

On tente de fixer les ides en prsentant deux types frquents de comportement au cours des ventes (VII.3.1 et VII.3.2).

Schma de situations dans l'talage pendant le droulement de la vente.

VII. 3. 1. UtiIisation de Ia vitesse d' coulement et de renouvellement du stock

Le dtaillant s'est procur 55 rgimes verts chez le grossiste-livreur du march voisin 71 500 F (1 100 F/rgime). Le cot du transport (3 voyages de pousse-pousse) est revenu 1 400 F. le prix de revient des rgimes = 72 900 francs. Son bnficie minimum souhait est de 200 F par rgime (soit au total 13 000 F); autrement dit le stock doit tre coul 85 900 F au minimum (* 1 320 F/rgime). Le droulement de la vente:

Il reste 35 rgimes toujours verts que l'on tenterait de nouveau de vendre aux prix les plus forts ou dfaut au moins 1 320 F en moyenne l'unit comme on l'envisageait au dpart. Mais aprs 2 3 Jours passs l'talage, les fruits ne prsentent plus le mme aspect: perte de fraicheurs, effets trs apparents des manutentions et conditions de stockage (chocs, blessures, poussire, soleil, etc...)

Il est mme devenu trs difficile d'couler le rgime au prix moyen de 1 320 F; on essaie quand mme de vendre ce dernier prix. Ces rgimes verts se vendront encore moins chers le lendemain. Il faut solder pour s'en dbarrasser. Disposant d'une rserve en bnfice de 5 700 F. elle est mise en jeu:

A chaque tape, les gains obtenus avec la quantit de rgimes dj vendus, dterminent l'attitude de l'intermdiaire vis-a-vis du reste du stock.

VII.3.2. Immobilisation temporaire d'une fraction du lot pour augmenter sa valeur, puis la vendre en diffr

En priode de faible production, la banane plantain mre point cote trs souvent plus cher que celui qui est encore bien vert. Sur les marchs urbains (Douala, Yaound) beaucoup de vendeurs (surtout les dtaillants sdentaires) immobilisent souvent une fraction de leur stock vert (15 25% du lot initial) pour les faire mrir rapidement. Ce dlai est variable et dpend:

Dans ce modle, un exemple d'opration est dcrit.

L'intermdiaire s'est approvisionn en 42 rgimes verts au prix de 53 400 F (t 1 270 F/rgime); 32 rgimes sont exposs aux clients tandis que 10 sont immobiliss sous des couvertures.

La vente:

Le vendeur encaisserait prebablsment 60 300 67 700 F.

Conclusion

Ces deux oprations mettent en relief deux caractristiques importantes de la filire traditionnelle de la banane plantain:

VII.4 Analyse des operations le long d'un circuit caracteristique d'approvisionnement

A la diffrence des pertes physiques que nous pouvons calculer de faon relativement plus; aise sur une place de march, la perte conomique subie par les agents est plus difficile suivre cause de la nature multiforme des ventes (voir schma 1 et 2) et du phnomne de marchandage. Il apparait que la saison de faible production reprsente la priode prfre des vendeurs en raison:

qui favorisent des marges bnficiaires plus levees (tableaux 6 et 7).

Dans ce contexte la suite des oprations effectues par des grossistes-livreurs depuis la collecte chez le producteur Ngoussi, Mahole (Tombel) dans le Sud-Ouest, jusqu' la livraison du produit aux autres agents au "march central" de Douala est prsente.


Table des matires - Prcdente - Suivante